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Kardinal und König
Méditerranée
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La Citta

Développement
Auteur :Gern Gendler
Editeur :Kosmos
Date de sortie :2000
Durée :2h
Nombre de joueurs :2 à 5
Confidentiel



Description du jeu

Le plateau de jeu représente un territoire entre deux mers, évoquant de façon lointaine l’Italie à la hauteur de la Toscane. Sur le plateau est imprimé un réseau d’hexagones, de sorte qu’un hexagone normal n’a que deux hexagones voisins, les hexagones aux intersections étant, eux, adjacents à trois hexagones. Ce réseau d’hexagones délimitent ainsi une vingtaine de régions intérieures. Les régions sont de trois types : lacs, montagnes et campagnes. Le type d’une région est indiqué en posant dessus un carton, ce qui permet de renouveller le plateau de jeu à chaque partie. Chaque hexagone donne sur deux régions, les hexagones du bord de plateau ne donnant que sur une seule. Le type des régions indique les ressources qui peuvent être exploitées à partir de l’hexagone. En particulier, les régions de campagnes possède une capacité de production de blé (entre un et trois points de blé en fonction des régions).

Les hexagones servent de canevas au développement des joueurs. Ceux-ci ont pour le but de construire les cités les plus florissantes. Pour représenter ces cités, ils ont à leur disposition des jetons hexagonaux, les bâtiments, qui sont placés sur la carte à raison d’un par hexagone. Les bâtiments sont les suivants :

Les unités de population dont il a été question sont en fait des petites figurines fort jolies. Elles sont communes à tous les joueurs, l’intérêt du jeu étant d’en prendre aux cités voisines. Il doit y avoir au moins une figurine par bâtiment, ceux en surnombre sont placées sur le Castello. Si à la suite d’une perte de population (migration ou famine), il n’y a pas assez d’unités de population par rapport au nombre de bâtiments, le joueur doit détruire ceux en surnombre. Cela peut aller jusqu’à la perte du Castello lorsqu’il n’y a plus de figurines. Les cités d’un joueur sont indépendantes les unes des autres et il ne peut y avoir de transfert de population entre elles.

Enfin, les joueurs ont également à leurs couleurs respectives quatre figurines de notables qui servent à augmenter l’efficacité d’un bâtiment de manière temporaire.

Ceci posé, les différentes phases d’un tour sont les suivantes :


Aspirations de la population

La population a trois aspirations : la santé, l’éducation et la culture. Pour déterminer quelle est la ou les aspirations dominantes du tour, les joueurs disposent d’un jeu de cartes composé d’un nombre identique de cartes « éducation », « santé » et « culture ». Les quatre premières cartes du paquet sont tirées, une est posée face visible, les trois autres face cachées. A la fin du tour, ces trois cartes seront dévoilées et l’aspiration la plus représentée sera l’aspiration dominante.


Revenus et accroissement de population

Les joueurs reçoivent une pièce d’or par carrière. Ces pièces d’or serviront à construire de nouveaux bâtiments ou à rendre plus efficaces certaines actions.

Chaque cité gagne une nouvelle unité de population. Le nombre d’unités ne peut pas dépasser la limite de la cité (cinq en l’absence de marché, huit en l’absence de fontaine ou de bains). La nouvelle figurine est placée sur le Castello.


La phase politique

C’est la phase la plus importante du tour. Un par un, les joueurs vont réaliser une action et ce, cinq fois de suite. Pour réaliser une action, un joueur a deux possibilités :

Les cartes Action

Au début de chaque phase politique, chaque joueur a à sa disposition trois cartes Action. Une carte Action permet de réaliser une des actions suivantes 

Les cartes politiques

Il y a toujours sept cartes politiques faces visibles à la disposition des joueurs. Lorsqu’un joueur prend une de ces cartes pour la jouer, une nouvelle est tirée pour la remplacer. Les cartes politiques proposent :

Tout nouveau bâtiment est posé sur un hexagone libre adjacent à un bâtiment existant d’une cité du joueur. Les cités doivent être d’un seul tenant et il doit toujour y avoir un hexagone de libre entre deux cités. Les bâtiments sont en nombre limité. C’est particulièrement important pour les fermes qui sont les bâtiments les plus demandés.


Découverte des aspirations et migrations

Les cartes d’aspiration sont dévoilées ; l’aspiration la plus représentée par les cartes est l’aspiration du tour. En cas d’égalité entre deux aspirations, les deux coexistent à ce tour.

On compte alors cité par cité le nombre d’arches à la couleur de la ou de l’une des aspirations. Si une cité a popur voisine une cité qui possède moins d’arches dans cette couleur, on transfère une figurine de population de cette dernière vers la première. Une cité est voisine à une autre lorsqu’elles ont au moins deux bâtiments respectifs à moins de trois hexagones l’un de l’autre.

Les migrations peuvent entraîner la destruction de bâtiments dans une cité si le nombre d’unités de population est insuffisant.


Famines éventuelles

Chaque joueur compare sa capacité totale de production de blé avec sa population totale. Si la capacité de production est insuffisante, il y a famine, le joueur perd les unités de population en trop (avec les destructions de bâtiments qui peuvent en découler). Au tour suivant, le joueur n’aura le droit qu’à quatre actions à la phase politique suivante.

La carte Bonnes récoltes permet de faire face à une sous-capacité de production. Cependant elle ne peut pas être jouée au dernier tour.


La partie se termine à la fin du sixième tour. Chaque joueur marque un point par figurine de population, trois par cité où sont présentes des arches des trois aspirations et il perd cinq point s’il a subit la famine au dernier tour. Gagne le joueur qui a le plus de points.



Opinion de joueu(r)(se)

Encore un jeu sur la construction d’une ville médiévale a-t-on envie de dire au premier abord. L’architecture et le moyen-âge sont décidément bien à la mode dans le monde du jeu. Le filon ne semble pourtant pas épuisé puisque La Citta possède un certain nombre d’originalités qui méritent qu’on s’y arrête.

Première trouvaille, c’est le principe de la population qui passe de main en main. Quel plaisir d’attirer à soi les petites figurines de ses voisins mais néanmoins adversaires (là, l’esthétique du jeu est pour beaucoup). S’il n’y a pas de conflit direct (nous sommes dans un jeu allemand), la concurrence est rude et plutôt sournoise. Est-ce votre faute après tout si les gens préfèrent habiter chez vous ? Et c’est toujours avec angoisse que vous voyez la cité du voisin s’avancer vers vous, lentement mais sûrement, vous grignotant petit à petit. Le mieux à faire est alors d’aller voir ailleurs.

La deuxième trouvaille, c’est que la croissance de la population est une arme à double tranchant. Une croissance trop rapide et c’est la famine qui frappe. Un développement brillant peut se révéler catastrophique en fin de partie lorsque le bel échafaudage s’effondre. Il en résulte que la partie n’est jamais perdue et qu’un joueur en mauvaise posture peut toujours arriver à se redresser.

Je suis cependant bien obligé d’avouer que mon expérience de La Citta est limitée (une partie) pour porter un jugement plus en profondeur. Disons pour conclure que le jeu est fait pour ceux qui préfèrent le lent travail de sape de la termite à la fulgurance du faucon.

Vincent

 

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