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Arcanor

Réflexion
Auteur :Michaël Aguilar
Editeur :Dujardin
Date de sortie :1994
Durée :20 mn
Nombre de joueurs :2
Disponible



Description du jeu

A Arcanor, chaque joueur dispose de douze pièces réparties en quatre tailles différentes. La valeur d’une pièce est inversement proportionnel à sa taille : les plus grandes pièces valent « 1 » et les plus petites « 4 ». Le plateau est constitué de sept lignes de 8 cases. Au début de la partie, les pièces des joueurs sont disposées sur les deux lignes extérieures et le but du jeu est d’être le premier à totaliser douze points avec ses pions sur la ligne de départ adverse.

Le principe fondamental du jeu, c’est que les pièces, telles des poupées russes, s’emboîtent entre elles. On n’élimine pas une pièce adverse, on la « mange », c’est à dire qu’on la recouvre par une pièce d’une taille supérieure. Au début de la partie, toutes les pièces du joueurs ne sont pas visibles. Les pièces « 2 » sont emboîtées dans les pièces « 1 » (les plus grandes pièces) et les pièces « 4 » (les plus petites pièces) sont emboîtées dans les pièces « 3 ».

A son tour, un joueur déplace une pièce d’une case dans n’importe quelle direction, comme le roi aux échecs. S’il s’agit d’un duo (deux pièces emboîtées), le joueur a le choix entre déplacer le duo complet ou libérer la pièce du dessous en ne déplaçant que la pièce du dessus. La pièce du dessous reste sur la case de départ et devient libre de son mouvement. En particulier, si c’est une pièce adverse mangée à un tour précédent, elle est à nouveau active.

La prise se fait comme le déplacement. Seulement, une pièce ne peut manger (prendre) qu’une pièce d’une taille directement inférieure. Une pièce « 4 » n’a donc rien à craindre d’une pièce « 2 » voisine. Et un duo ne peut pas prendre directement, seule la pièce du dessus peut se libérer pour prendre. On ne peut pas manger ses propres pièces. On ne peut donc pas reconstituer un duo une fois celui-ci séparé.

Lorsqu’une pièce arrive sur la ligne de départ adverse, elle ne bouge plus et ne peut plus être prise. S’il s’agit d’un emboîtement de pièces, seuls les points de la pièce du dessus compte. Autrement dit, un joueur qui réussit à amener un duo d’une pièce « 3 » et d’une pièce « 4 » à proximité immédiatement de la ligne doit d’abord libérer son duo pour espérer marquer 7 points.



Opinion de joueu(r)(se)

Arcanor est un petit jeu sympathique et rapide qui plaira plus aux amateurs de coups tactiques qu’aux amateurs de stratégies élaborées. Remettant sur l’ouvrage le principe de la hiérarchisation des pièces, Arcanor offre des situations de jeu tactiquement intéressantes. Le début de partie consiste à le plus souvent à envoyer ses pièces « 1 » manger les pièces « 2 » adverses, ce qui signifie sacrifier ses propres pièces « 2 », et ceci afin de laisser le champ libre à ses duos de pièces « 3 » et « 4 » qui sont celles qui marquent des points. Se faire manger une pièce n’est pas dramatique, car il suffit de douze points pour gagner. L’important, c’est que le sacrifice ne soit pas inutile.

A Arcanor, les pièces gardent une très grande liberté de mouvement car si l’on n’a plus la bonne pièce pour prendre une pièce adverse, la seule solution est d’ériger un mur de pièces devant elle. Il en résulte que le jeu est très mouvant et imprévisible. Les joueurs balancent toujours entre la progression de ses pièces et l’entrave de la progression des pièces adverses. Comme il est de toute façon impossible d’empêcher l’adversaire de faire arriver des pièces à destination, il ne reste plus qu’à être le plus rapide que lui. Et là, c’est plus souvent de l’ordre du pari qu’autre chose. Et attention à la mémoire défaillante qui vous fait prendre pour un duo de sept points potentiels une pièce « 3 » vide...

Le matériel est de bonne qualité, en particulier les pièces agréables à manipuler. La boîte de rangement fait bon marché mais après tout, ce qu’on lui demande, c’est juste de ranger. Le jeu a fait l’objet d’une première édition plus luxueuse et on se félicite de toute façon qu’un éditeur comme Dujardin aie repris le flambeau.

Vincent

 

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